18 septembre 2010
Le PCC
Le CFRPM [1] s’est intéressé aux Primo Contacts Critiques (ou PCC) dès 2001. Je ne suis pas peu fier de dire que, grâce à lui, la France a été à l’origine des principales découvertes faites dans ce domaine: en 2002, description des réactions perlimpinpiniques bivalentes; en 2003, identification des substances attracto-répulsives mises en jeu ; en 2005, synthèse des atomisades [2] positives dégagées lors des PCC d’attraction de forte amplitude.…
On voit que nous n’avons pas chômé.
Il nous reste encore beaucoup à découvrir avant de pouvoir espérer des applications pratiques mais d’ores et déjà ce n’est plus de la science fiction.
Quelques mots, peut-être, pour rappeler de quoi il s’agit.
Dans la plupart des cas, le premier contact que nous avons avec autrui est banal. Nous ne savons rien en dire sauf qu’il n’y a rien à dire. Le scientifique l’a baptisé PCB [3], histoire de marquer son territoire, sans plus, et préfère se consacrer à l’étude de rencontres autrement plus intéressantes, celles où, dès le premier instant, nous sentons qu’il se passe quelque chose : une attirance ou une répulsion, forte comme une certitude, incontrôlée, irréfléchie, merveilleuse ou pénible, violente ou insidieuse, comme si, d’un coup d’un seul, nous avions perçu l’essentiel de la personne que nous rencontrons. Nous attribuons cette sensation à la puissance de notre inconscient et nous l’expliquons par un excédent ou une lacune en atomes crochus ….
Poésie, poésie…C’est ce phénomène que les scientifiques appellent prosaïquement le PCC, le primo-contact critique.
Je vais relater un incident personnel qui illustrera bien le phénomène. Quelques années ont passé et la principale personne qui pourrait s’offusquer de mes propos fait aujourd’hui partie de mes très bons amis…
Je resterai néanmoins discret sur certains détails, car nos travaux sont couverts par le « secret confidentiel défense».
*
Nous étions un certain vendredi de Juin. J’attendais désespérément une livraison de chimpanzés de laboratoire qu’on m’avait promise avant la fin du mois.
Je sais combien la condition animale est un sujet sensible. Autant que je m’en explique avant de continuer.
Le CFRPM n’effectue d’expérimentation animale que lorsque celle-ci est absolument inévitable. Depuis que j’en ai pris la direction, il a utilisé trois hirondelles, quelques coccinelles, deux albatros, une douzaine de singes, un raton laveur et un très grand nombre d’animaux monocellulaires du type microbe. A part ces derniers dont il serait malhonnête de cacher le nécessaire sacrifice [4], je peux affirmer qu’aucun n’a souffert, n’est mort ou ne mourra du fait de la Science.
Nous utilisons le plus souvent des cobayes humains, volontaires bien sûr, que nous recrutons parmi nos étudiants, contre une petite indemnité financière qui les arrange bien. C’est dire combien nos expériences sont inoffensives.
Alors pourquoi ces chimpanzés ?
Tout simplement parce je devais être sûr que nos cobayes ne s’étaient jamais rencontrés avant le début de l’expérience !
Ce qui, on en conviendra, est le minimum pour une analyse sérieuse du primo-contact et impossible à garantir avec des étudiants !
J’avais donc commandé quelques unités de l’espèce la plus proche de l’homme et que, je l’avoue, un film de Tarzan de ma jeunesse m’avait rendue particulièrement sympathique : le chimpanzé (hominidé pan troglodytese).
C’est une de ces livraisons, rigoureusement planifiées auprès de fournisseurs distincts pour éviter toute rencontre accidentelle entre nos animaux cobayes, que j’attendais impatiemment ce vendredi. L’hypothèse d’un retard bouleversant mon calendrier me plongeait dans un état de nervosité qui s’ajoutant à la fatigue d’une longue période de travaux ininterrompus me rendait fébrile.
Le Président de l’Université avait invité la plupart des responsables de laboratoire à fêter sa légion d’honneur. Un secrétaire du cabinet de ministre était là. La presse scientifique également. J’avais échangé ma blouse blanche contre mon costume des grandes circonstances et un nœud papillon.
Discours, applaudissements, éclairs de flash, remerciements, banalités…nous en étions au buffet.
J’avais à portée de main quelques bouteilles et un plateau de petits fours. Perdu dans mes pensées, je caressais machinalement, dans la poche droite de ma veste, une petite boite qui renfermait tous mes espoirs du moment en matière de PPCP (poudre de premier contact critique).
Une voix aigue me fit grincer des oreilles :
- Pardon, professeur, pourriez-vous, par hasard, me passer la bouteille de jus d’orange?
Je posai les yeux sur une petite femme dont le regard descendait jusqu’à moi et, pourtant, elle m’arrivait à l’épaule !
La bouche ouverte, le menton levé, de multiples rides et une main froissée attendaient avec morgue ma réaction.
Maintenant, avec le recul du temps, je peux choisir mes mots, mais à cet instant, je n’en n’aurais probablement pas fait une phrase : j’avais inconsciemment enregistré le personnage, la voix et l’attitude. Désagréables, voilà tout.
- Oui, dis-je, sans ouvrir la bouche en tendant la bouteille !
J’avais mis dans le mot une dose de sarcasme et un haussement d’épaules qu’il n’est pas capable de contenir.
Probablement la fébrilité dont j’ai parlée plus haut.
Et aussi le mot hasard qu’avait utilisé mon interlocutrice. Il avait plus grincé que les autres.
Je n’ai pu m’empêcher d’ajouter :
- … le hasard n’y est pour rien !
Cette fois-ci, j’avais ouvert la bouche et, sans le vouloir, forcé sur le mot hasard en lui donnant un air de menton agacé.
- Allons, mon cher, allons, répondit-t-elle, vous devriez savoir que tout est hasard !
Elle avait le ton, en plus aigu, de l’institutrice qui tend le bonnet d’âne.
A coup sûr, j’étais tombé sur une de ces intégristes de l’incertitude pour qui il n’est même pas sûr que ceci soit écrit.
Une voix barbue surgit de ma gauche
- Je suis d’accord avec le professeur, il n’y a pas de hasard !
Je n’avais pas dit ça, il n’avait pas été invité à la conversation, il n’y avait pas de conversation, mais il y a des gens qui aiment faire parler les autres.
La barbe ne fit pas peur à l’institutrice. Elle fonça droit dessus.
- Sachez, Monsieur, que si le hasard n’existait pas, tout évènement se déduirait de quelque chose, ce quelque chose aurait lui aussi sa cause, laquelle cause aurait la sienne… Bref… Tout, je dis bien tout, y compris…
Elle s’arrêta, chercha, fixa mon menton, et reprit
- … y compris ce nœud papillon ridicule, tout serait écrit depuis le début!
Elle bombait une poitrine plate et attendait, fière comme un silence de Mozart.
Deux paires de lunettes s’étaient retournées.
- Il n’y a pas de hasard, affirma la première, car tout événement a une cause ! Evidemment ! Même si on ne la connaît pas !
- Pas sûr, mon cher confrère... ,dit la seconde, Hum… et puis rien ne prouve qu’une même cause produit toujours le même effet…. Hum…Pour en être sûr, il faudrait pouvoir la reproduire à l’identique. Remettre l’univers exactement comme avant. ..Hum...Et ça, comment voulez-vous faire?
Un frisé, probablement un illuminé, trouva le moment opportun pour intervenir :
- Le hasard est une tricherie, mes amis… mais le monde est une triste certitude !
Personne ne comprit ce qu’il voulait dire et personne n’osa le contredire.
Sa voix de prédicateur avait suffit pour attirer l’attention d’autres curieux, dont notre Président fraîchement décoré:
- Ah, ah ! lança-t-il en s’approchant avec autorité, la discussion a l’air intéressante par ici! Le hasard ! Rien que ça ! Je serais bien curieux de connaître la position du professeur DALMAZZO ? Je me demande quelle perlimpinpinerie il va nous inventer.
En comptant les quelques personnes qu’il avait entraînées avec lui, une bonne douzaine de curieux commençaient à m’entourer.
Un ricanement sur ma gauche. Un sourire sur ma droite. Même la presse était sur le coup :
- Que se passe-t-il ? demanda le photographe
- Chut ! répondirent les initiés.
Plusieurs hochements de têtes ajoutèrent au silence. Le suspens attira les derniers absents.
- Alors ? grinça l’institutrice… Alors ?
C’est à cet instant que je me suis vraiment rendu compte combien elle m’était antipathique !
Je reconnaissais en moi tous les signes du PPC négatif de forte intensité.
Les narines se dilatent, le pouls s’accélère, la langue colle, la respiration se fait sèche, un bras se crispe, une jambe tremble, les échanges gazeux des cellules épidermiques s’accélèrent, particulièrement au niveau du gros orteil, de l’aine et du pli des oreilles, l’intestin bouge, le taux de composés azotés augmente de façon significative dans les échanges synaptiques… passons.
Dans ces cas-là, les automatismes sont d’un grand secours. Je récitai de mémoire un passage de mon cours de perlimpinpinologie structurale :
- Le hasard et la certitude sont deux illusions de la perlimpinpinité. Voilà !
Les réactions ne se firent pas attendre :
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire !
- J’y comprends rien !
- Encore un truc loufoque des pépères pinpins…
Une crispation de la paume me rappela le cure-dent que j’y avais bêtement laissé pour picorer dans l’assiette des petits fours. Pour cacher la douleur, j’ai plongé la main dans ma poche. J’ai senti une fine odeur qui s’en échappait. Je la connaissais bien. Ma nervosité avait ouvert la petite boite que j’avais emportée! Mais que pouvais-je faire ? Déjà, la vieille fille me relançait:
- Enfin, expliquez-vous, Professeur!
Je me suis rabattu sur l’exemple 2, chapitre III de mon polycopié :
- Le rouge est l’effet produit sur l’œil par une radiation lumineuse d’une certaine fréquence. Enlevez l’œil, il y aura toujours la radiation lumineuse, mais il n’y aura plus de rouge. Et bien le hasard c’est pareil. Sans nous pour y croire ou en douter, il n’existe pas.… Il est en nous, pas ailleurs… Ceci dit, à chaque fois que Matisse a utilisé du rouge dans ses tableaux, il ne l’a pas fait par hasard !
Silence.
- J’aime bien Matisse, dit le frisé
La vieille fille me regarda, une étincelle étrange dans les yeux.
D’un bond, elle s’approcha de moi, passa ses mains derrière mon cou, se dressa sur la pointe des pieds et me déposa un baiser sur la joue !
Des rires, des applaudissements et un éclair de flash.
J’ai failli m’évanouir.
- C’est joli ce que vous avez dit, Mister Pinpin, dit-t-elle en souriant.
- Bravo, Professeur, dit le barbu.
- Passez moi, la bouteille, cher ami...dit le Président.
Le frisé a marmonné quelque chose et tout le monde est passé à autre chose.
J’ai entré ma tête dans les épaules en notant que je devais absolument atténuer le composant actif de ma formule.
© M.DALMAZZO
[1] Le Centre Français de Recherche en Philosophie Moléculaire, dont l’auteur est le directeur depuis 1999.
[2] Une atomisade est un paquet d’atomes.
[3] Le PCB : le Primo Contact Banal
[4] Cf..Le jour
26 août 2010
Le mouvement perlimpinpinique.
Discours prononcé par le Professeur, lors du Symposium International de Philosophie Moléculaire de Rio de Janeiro (Brésil) en Mai 2000 (*)
Je tiens tout d’abord à remercier Monsieur R…, président de l’AIPM (*), Monsieur S…. et Madame T.., sous directeurs associés, ainsi que tous les membres du comité d’organisation de ce prestigieux Symposium de m’avoir demandé de vous parler des applications de la perlimpinpinologie.
C’est un honneur pour la perlimpinpinologie, c’est un honneur pour moi. Je ferai mon possible pour en être digne.
Pour cet exposé, j’avais l’embarras du choix, les retombées de la perlimpinpinologie sont nombreuses, et ce dans tous les domaines, mais il se trouve que nous fêtons ce mois-ci le dixième anniversaire de la découverte du mouvement perlimpinpinique! Il était alors évident que je devais vous en en parler.
Cette découverte démontre une fois de plus, et ce n’est jamais inutile, tout l’intérêt d’une collaboration multidisciplinaire, en l’occurrence entre un astrophysicien, - l’éminent Professeur Alberto di Santos, responsable de l'observatoire de Chica-Chica au Pérou (*), je le salue amicalement - et un perlimpinpinologue - votre modeste serviteur….
Qu’est-ce que le mouvement perlimpinpinique?
Je dirai, pour faire bref, que le mouvement perlimpinpinique est ce mouvement du monde qui nous emporte tous!
La définition est abrupte mais elle a l’avantage de marquer les esprits.
Ceci dit, le mot emporter peut prêter à confusion. Il ne s'agit pas d'un de ces voyages formidables que nous proposent la plupart des religions, comme celui de la délivrance hindouiste, qui nous nous permet d’échapper au cycle douloureux des réincarnations, ou celui, égyptien, qui nous conduit à l’administration chargée de la pesée des âmes...
Il ne s’agit pas de cela.
Ni, évidemment, de la succession de nos déplacements quotidiens ! Celui que j’ai fait ce matin de mon lit à la salle de bain, ou de ma chambre à cette salle de conférence... Tous ces trajets, mis bout à bout, forment une trajectoire intéressante. Je n’en disconviens pas. Quoique assez simple - elle va de la salle de travail où nous sommes venus au monde à la salle de repos où nous rendrons l’âme- il y aurait de quoi dire… même si certains n'y voient que le gribouillis stupide de nos vies : le tremblement de nos peurs mélangé au frémissement de nos volontés.
Je n’entrerai pas dans la polémique. Les philosophes moléculaires aiguisés que vous êtes me comprendront.
Le mouvement perlimpinpinique est bien plus prosaïque et autrement plus conséquent : c’est celui que tous ensemble, emportés par notre planète, nous faisons concrètement dans l’univers!
En comparaison d’une telle course, toutes les autres sont des enfantillages.
Quand, il y a quelques années, le professeur Alberto di Santos m’a exposé le problème, j’ai immédiatement compris l’intérêt de ses recherches. Qu’on y songe : la connaissance de la trajectoire cosmique de notre planète autorisera la localisation précise de ses deux extrémités - d’un côté, le jardin d’Eden, de l’autre, celui du jugement dernier- et une juste appréciation de la nature, voire de la raison, des détours que nous effectuons pour aller de l’un à l’autre.
Pardonnez du peu!
Le sujet était ardu.
Je vais prendre un exemple.
Imaginez que vous vous trouviez dans le manège d’une fête foraine, aux commandes d’un avion, de ceux qui montent et redescendent. ça plaît aux enfants. Supposez que vous disiez non de la tête.
Pour quelqu'un assis à côté de vous, à bord de l’engin, votre geste est simplissime. Il ne prête pas à confusion : de droite à gauche, de gauche à droite, c’est non, c’est clair. Mais pour quelqu’un qui est resté sur le sol ferme, vous admettrez qu’il est plus difficile de savoir ce que vous voulez dire!
Et bien, le déplacement de notre planète dans l’espace, c’est pareil, mais en plus compliqué. C’est comme si votre manège était un rouage d’un autre manège, lequel serait installé dans une grande roue agitée par un shaker géant.
Et encore ça, c’est simple!
Soyons concret.
Regardez ce stylo. Je le pose là, devant moi.
Il est immobile. Et pourtant.
Nous nous trouvons, lui et nous, sur un morceau de boue solidifiée qu’on appelle la plaque sud-Américaine, laquelle flotte au gré des courants magmatiques et sursaute à chaque fois que la Lune passe dans le coin.
Bien sûr, ce n’est pas grand-chose, mais il faut voir plus gros.
La Terre tourne ! Sur elle-même et autour du soleil. Chacun le sait et vous savez aussi que le soleil est une des poussières de la voie lactée, laquelle voie lactée réagit à tous les gargouillis de la bouillie stellaire qui la contient. Cette bouillie stellaire, à son tour, n’est qu’une goutte de graisse dans un super-potage qui mijote dans une super-casserole….
Bref, on voit que ça bouge! Mon stylo, tout seul, écrit toujours quelque chose.
Et encore, j’ai simplifié!
Le professeur Alberto di Santos vous en parlerait bien mieux que moi.
A force de travail et d’intelligence, il avait réussi la mise en équations de toute cette gesticulation cosmique, de la plus petite ellipse à la plus grande révolution, et en avait nourri une batterie d’ordinateurs très puissants.
Ça ne s’est pas fait en cinq minutes, vous vous en doutez, mais je vous épargne les détails.
Jusqu'au jour de la vérification expérimentale.
Il introduisit dans ses programmes la position réelle de notre planète telle qu’il avait pu la relever dans son télescope et la compara à celle que lui donnaient ses ordinateurs.
Ainsi doit marcher la science!
Et bien, ce jour-là, la science refusa d’avancer!
Alberto di Santos reprit tout à zéro, ajusta ses variables, cisela ses équations, vérifia, re-vérifia… et recommença.
Horreur : c'était pire!
A moins de croire que le mouvement de notre monde n’avait aucune origine précise, aucune destination claire et encore moins de parcours sensé, il devait y avoir quelque chose qui clochait!
C’est à ce moment que nous nous sommes rencontrés, par hasard, chez un ami commun. Nous avons sympathisé et il m’a exposé ce qui le tracassait.
J’avoue que, ne connaissant pas grand-chose à sa discipline, j’ai souffert avant de comprendre ce qu’il s'efforçait de m’expliquer, mais pas autant que lui! Pourquoi le cacher? nous avons éclusé à nous deux plusieurs bouteilles avant de nos trouver sur la même longueur d'onde, et ce n'est qu'au petit matin que l’éclair m’est venu: je lui ai suggéré d’introduire dans ses équations un nouveau paramètre, celui-là même qui allait devenir la fameuse constante perlimpinpinique.
La définition de la constante perlimpinpinique est un peu délicate, car elle complète celles de la constante de Hubble et de la constante de Planck, mais on peut la comprendre si on dit qu’elle traduit le degré d’interdépendance des mouvements appartenant à un même univers... son unité, si vous voulez.
Dans l’exemple de tout à l’heure, celui où je vous imaginais dans le manège d’une fête foraine, en train de secouer la tête pour dire non, la constante perlimpinpinique permet d’exprimer la relation qui existe entre le mouvement de votre tête et celui du manège qui vous emporte.
Voilà, ce n'est pas plus compliqué que ça!
Une telle relation, naturelle pour un perlimpinpinologue, est difficile à admettre pour un physicien classique! Il était donc logique que le professeur Alberto di Santos résiste un bon moment avant d’accepter ma proposition.
Ce qu'il finit quand même par faire!
Il n’en fallait pas plus!
Le modèle informatique a aussitôt donné des résultats conformes aux observations! La trajectoire est devenue claire et compréhensible, et même si sa précision est encore insuffisante pour qu’on puisse en apprécier tous les détails, les données réelles qui lui sont injectées quotidiennement permettent d'en réduire petit à petit toutes les incertitudes!
Dores et déjà, nous savons que notre cheminement est précis, que le mouvement du monde est déterminé, sûr et sans ambigüité!
Nous pouvions dès lors lui donner un nom: nous l’avons appelé le mouvement perlimpinpinique.
Pour paraphraser Albert Einstein, je dirai que le plus extraordinaire n’est pas qu’un tel mouvement existe, mais que nous le comprenions! J’ajouterai, pour souligner les interdépendances mises en évidence par la constante perlimpinpinique, que le plus extraordinaire n’est pas que nous comprenions le monde mais qu’il nous aide à le faire.
Merci pour votre attention.
© M.DALMAZZO
(*) Le professeur a déjà parlé de ce symposium dans une de ses précédentes notes (des pannes) ainsi que du professeur Alberto di Santos (intelligence).
AIPM: Assocation Internationale de Philosophie Moléculaire.




